Bonnes pratiques pour limiter les nuisances sonores

Bonnes pratiques pour limiter les nuisances sonores

Limiter les nuisances sonores

Vous, en tant que pilotes, avez été sensibilisés dès le début de votre formation au respect des trajectoires, et à limiter les nuisances ressenties au sol, ce qui fait partie de votre ADN.
Ici quelques rappels :

Un avion à moteur à pistons génère essentiellement deux types de bruits :

  1. l’hélice
  2. l’échappement

On pourrait aussi parler du bruit aérodynamique du au déplacement de la structure dans l’air, mais à nos vitesses, il est négligeable.

Il est possible de limiter les nuisances au sol en:

  • ne s’approchant pas des centres urbanisés
  • évitant le survol des villages
  • limitant les variations de régime

A Cannes particulièrement, il est demandé de suivre, autant que possible et sans mettre en jeu la sécurité des occupants de l’avion, les trajectoires définies sur la carte VAC, mais aussi d’éviter les « ronds bleus », sauf clairance contraire du contrôle.
Insistons particulièrement sur ce point. On observe souvent que pour limiter le bruit aux populations au sol, les pilotes refusent ou émettent des doutes sur les instructions données par le contrôle. En aucun cas cela ne doit arriver, la sécurité étant en tout état de cause le facteur primordial à respecter.

Les procédures sont définies pour survoler le moins de population possible, ou bien des axes routiers qui génèrent beaucoup plus de nuisances que nos avions d’aviation légère, les rendant tout à fait silencieux en comparaison.

Vous trouverez en page Documentation Technique un tour de piste tel qu’il doit être pratiqué à Cannes.

Les acteurs de la plateforme et l’aéroclub de la Côte d’Azur en particulier ont depuis plus de 15 ans investi, sans y être obligés, des dizaines de milliers d’euros pour réduire l’empreinte sonore de ses avions :

  • Le PA28, avion de 1972, est équipé d’un silencieux Gomolzig qui atténue fortement les bruits d’échappement. Il est aussi doté d’une hélice tripale qui rend le son beaucoup plus « doux » et « rond », ainsi que d’une dispositif maintenant le régime constant, faisant de cet avion l’un des moins bruyants du terrain.
  • Quant à l’APM30 et son moteur Rotax, déjà extrêmement silencieux en croisière, son aérodynamique de planeur fait que les pilotes ont une puissance très réduite en vent arrière et totalement réduite en phase de descente font que cet avion ne s’entend pas du tout du sol, même sans silencieux qui serait de toute manière tout à fait inefficace.
  • installation de boîtes noires, qui à leur analyse par vos instructeurs, montrent que les pilotes respectent scrupuleusement (à plus de 98%) les trajectoires publiées et s’en écartent la plupart du temps de moins de 70 mètres, et au maximum 150 mètres de la trajectoire idéale, précision de l’ordre de 1 à 2 secondes de vol.

Nous vous demandons de poursuivre dans cette bonne conduite des machines, respect des trajectoires, préparation et surtout respect des instructions ATC.

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